• Un courrier vient d'être envoyé aux associations de quartier : le ton se durcit

    Lisez la lettre en date du 31 janvier 2014 adressée aux associations de quartier (financées par l'Etat) 

    Le commentaire de Nicodème;

    L'Etat appelle à la vigilance contre " tous ceux qui mettent en danger la cohésion nationale" : sont visés les propos antisémites, anti-musulmans et ceux qui contestent l'égalité "femme/homme" (remarquez que c'est dans ce sens là qu'"il faut" dire, sinon, ce serait être implicitement "macho" que de dire "homme/femme")...Le novlangue (nouveau langage de l'Etat) est subtil et, par une simple inversion de terme, vous amène à vous positionner pour ou contre la pensée unique qu'il véhicule !...

    Comme vous le voyez, on part de choses évidentes (respect inconditionnel et incontestable de n'importe quelle appartenance religieuse ou confessionnelle : les juifs, les musulmans, etc. que nous respectons profondément et sans mauvais calcul) ; on part aussi d'une évidence : l'égalité de droit qu'il ne vient à l'idée de personne de contester ; pour TOUT DOUCEMENT ET INSENSIBLEMENT GLISSER VERS LA STIGMATISATION DE QUICONQUE OSERAIT DIRE LE CONTRAIRE DE LA PENSEE UNIQUE QU'ON VEUT INGURGITER AUX ENFANTS DANS LES ECOLES MAIS AUSSI DANS TOUTES LES TÊTES : L'UNIFORMITE, LA PRIORITE, LE CARACTERE INCONTESTABLE DES DESIRS DE L'INDIVIDU (bref, l'idéologie du genre et le délire de la toute puissance et du "je fais ce que je veux de mon corps et je vous embête").

    Que chacun fasse ce qu'il veut de ses fesses est une chose ; que cela devienne la norme du droit pour glisser vers un devoir de jouissance que l'école devrait enseigner et à quoi toute la société devrait souscrire en est une autre.

    Sachez que, suite à la missive envoyée aux associations de quartier, toute parole et tout acte porté contre l'idéologie individualiste et hédoniste du genre (qui justement détruit le lien social) est considéré par l'ETAT comme une atteinte à l'égalité et au lien social. Il est demandé aux associations de quartier, surtout dans les quartiers sensibles, d'être vigilants envers les paroles et les actes portant atteinte au tissu social : vous comprenez bien, c'est NOUS QUI SOMMES TAXES D'IDEOLOGUES, C'EST NOUS QUI SOMMES TAXES D'IRREFLECHIS.

    L'Etat a donc, unilatéralement, toute légitimité pour nous faire taire ou pour nous interdire d'agir. C'est une pensée totalitaire qui concrètement s'impose et se resserre.

    C'est la journée de retrait des enfants de l'école qui entre autre est ici visée. Beaucoup de musulmans ont eu le courage de mener cette action et il faut le saluer. C'est sans doute la proximité de  Farida Belghoul avec Dieudonné (et les thèses antisémites) qui a pu faire que LMPT au niveau national n'ait pas donné son plein soutien à la JRE (Journée de retrait des enfants de l'école) ; mais il faut reconnaître que ce fut une très bonne idée, parce qu'elle a fait trembler le gouvernement..

    En conséquence et en conclusion, la nécessité de s'unir s'impose. Nous ne cautionnons pour notre part aucun propos antisémite ou anti-musulman ou anti-chrétien ou anti-qui-que-ce-soit. Ce n'est pas sur des divisions qu'il faut s'appuyer : nous ne générerons de la sorte qu'un champ de ruine. Quoiqu'en dise le gouvernement :

    1- la liberté de penser est un droit inaliénable ;

    2- la possibilité d'agir et de ne pas se conformer au "moutonisme" ambiant (comme des moutons qui vont à l'abattoir) est un devoir ;

    3- c'est la réalité que nous défendons et dont nous sommes garant, pour la pérennisation de nos familles, de nos cultures, de nos valeurs profondément républicaines.

    On ne va pas jouer à "c'est celui qui dit qui est" ; sortons de la cour d'école (dans tous les sens du terme !) et des accusations puériles ; soyons adultes,  fiers de ce que nous sommes et de ce en quoi nous croyons. Nous ne sommes pas des idéologues, des irréfléchis ou des obscurantistes (cf les propos de M. Lamy dans sa lettre aux aux associations de quartier) ; mais cela, nous pourrons le vociférer ou le décliner sous tous les tons: celui qui fait le sourd et qui ne veut pas entendre ne comprendra sans doute jamais...

    Dans la bienveillance, le respect profond  de tous, dans la prière (pour ceux qui sont inscrits et habités par des valeurs spirituelles profondes), portons nous les uns les autres, supportons nous (dans tous les sens du terme) et  supportons nos gouvernants en portant l'espérance d'un changement de regard, d'une ouverture d'esprit et de coeur de leur part. Enfin, n'ayons jamais peur ni honte de ce en quoi nous croyons et des actions que nous pourrions mener en ce sens.

    Courage, luttons, pour nos enfants, pour le respect de toutes les cultures, pour le bien commun, pour la République, pour la France !"

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    ZEIHER
    Jeudi 6 Février 2014 à 10:39

    merci à tous ceux qui sont sur les brèches pour oser affirmer son identité

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    2
    Ardwenn
    Mardi 18 Février 2014 à 15:05

    Existe-t-il déjà ( ou en gestation ) une structure réelle pour regrouper les résistances à ce nouvel ordre moral ?


    ( pour ne pas parler tout court d'Ordre Nouveau ). La France apparemment sert de laboratoire, mais on peut s'attendre à une extension de ce genre de "choses" à l'Europe entière..


    PS: je n'ai pas trouvé d'adresse de contact sur votre site

    3
    Nicodème
    Lundi 24 Février 2014 à 13:29

    Pour répondre à la question d'Ardwenn, je ne pense pas que la réponse à l'idéologie rampante soit de l'ordre de la mise en place de "structures". Plutôt que la logique du "top down", des directives venues d'"en haut" via les structures centralisées existantes, on doit davantage faire confiance à la logique du "bottom up", la logique qui part du bas, du terrain ; celle qui part de l'initiative personnelle, ancrée dans la réalité et ancrée dans la foi de celui qui croit dans le réel et en l'homme ; par suite, une telle confiance ne tarde pas, si elle correspond au réel, à être rejonte par des concitoyens attirés par la force d'un projet. C'est du réel qu'il nous faut repartir et de la solidarité nécessaire sans laquelle aucune société ne peut vraiment tenir et sans quoi elle serait nécessairement décadente.

    Les lois structurelles mises en place sous l'actuelle législature en France ont pour paradigme l'individu et ses désirs. Par conséquent, ces lois ne relie plus rien et ne comprennent plus ce que "vivre ensemble" veut dire. A l'encontre d'une telle déraison (cachée derrière un verni de pseudo-rationalité), la logique des petits pas, fondée sur une espérance folle, peut renverser la vapeur. C'est sur ce réalisme et sur la base de cette patience et de cette persévérance que des réformes structurelles, politiques pourront ou devront par la suite s'inspirer.

    Prenons un exemple, pour ne pas être trop abstrait : c'est l'espérance folle d'un Monet et d'un Schumann qui ont parié sur la réconciliation de deux peuples épuisés par une haine séculaire que l'Europe s'est reconstruite. C'est d'abord avec les accords économique sur le charbon et l'acier que la France et l'Allemagne ont commencé à se rapprocher pour ensuite poser les bases d'un réconciliation européenne.

    Aujourd'hui, l'Europe est sans doute à refonder (si on veut renouer avec l'esprit de ses grands inspirateurs et initiateurs) ; c'est qu'il faut rompre avec le réflexe "structurel" des technocrates qui toujours pensent en "top down" ; c'est sur les initiatives populaires (réalistes et non populistes) qu'il faudra à l'avenir s'appuyer (pensons à l'initiative "one of us" pour protéger les plus faibles) si on veut échapper à la déréliction des élucubrations insensées dans lesquelles bien souvent se perdent nos législateurs. C'est de la logique "bottom up", du bas vers le haut que la société pourra, à mon avis, profondément être renouvelée.

     

    4
    Ardwenn
    Mardi 25 Février 2014 à 11:26

    d'accord sur le fond...


    Mais n'oublions pas quand même que le "bas" , non seulement ne parle pas encore anglais" ( c'est quoi, ce stût: "one of us" ? On cause comme ça dans nos rues ou dans nos villages ? ) , mais est exposé sans défense à toutes les initiatives du pouvoir, politique ou économique..

    5
    Nicodème
    Jeudi 27 Février 2014 à 22:31

    "One of us" est une pétition citoyenne à l'échelon national et européen qui a recueilli 1,7 millions de signatures en Europe (une première !!) qui va dans le sens de la défense de la vie et du respect de l'embryon : vous savez qu'aujourd'hui il devient plus facile de faire des expérimentations scientifiques  sur l'embryon humain (moins coûteux) que sur des animaux qui semblent plus protégés. L'initiative "one of us" a rappelé aux instances européennes ce soucis de la base, du peuple qu'un embryon est aussi l'"un de nous" ; et qu'on ne doit pas se permettre n'importe quoi. C'est bien l'idéologie ambiante individualiste, consumériste, mercantile qui rencontre là une résistance de fond.


    Maintenant, je suis d'accord : quand on parle du peuple, on parle d'un ensemble d'individus souvent démunis, certainement manipulables et pouvant se laisser séduire par les discours populistes. C'est là qu'il nous faut faire oeuvre de pédagogie (sans infantiliser, sans condescendance et sans tomber non plus dans la démagogie) pour renforcer une résistance populaire qui prend conscience à la fois de la dignité infinie de tout individu et de la beauté ainsi que de la grandeur de la tradition, du legs reçu par nos aïeux que nous devons collectivement défendre.

    Ce que je dis est exigeant et peut nous amener à prendre le "bâton de pèlerin" pour arpenter villages et quartiers. Que Dieu nous prête vie, force et courage pour un tel challenge : si c'est ce qu'il attend de nous, alors nous nous prêterons à ce jeu et nous livrerons à ce combat, profondément pacifique parce qu'ancré dans l'espérance et tournant résolument le dos à l'horizon désespérant du miroir aux alouettes des réformes actuelles.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :