• Un article d'Agabus

    Nous vivons une époque où l’affect est exacerbé et la pensée molle.

    Une amie m’intimait : « Ne clame pas tout haut ce que tu penses, d’autres ont le droit de penser différemment ! » Ces autres pouvaient s’exprimer puisqu’ils reflétaient la majorité. Mais oser se démarquer !...

    Aujourd’hui, on ne pense plus : on exprime l’opinion générale. Éventuellement, on invective, on lance des anathèmes, on tourne en dérision, on accuse d’enfreindre les saintes « valeurs républicaines »… et surtout, on se montre blessé(e) ; on se revêt des habits de la victime.
    Dans cette situation, on ne réfléchit pas, on n'expose aucune pensée critique au risque d'être immédiatement enfermés dans la « cage aux phobes ».

    Sous de fallacieux prétextes, le débat d’idées est devenu périlleux. On confond l’expression d’une pensée forte et l’atteinte aux personnes, à leur affect. Remettre en question une idée, c’est stigmatiser des personnes, c’est stigmatiser des communautés. Curieusement, on ne parle plus alors de communautarisme…

    Pour terminer cette courte réflexion, une remarque : Charlie Hebdo est très politiquement correct puisqu’il tourne en dérision sans argumenter. D’autres, que l’on qualifie de « pseudo-intellectuels », sont violemment accusés car ils osent un raisonnement construit.

    Bienvenue dans l’ère de la pensée molle et de la haine farouche !

    Mais attention (en particulier dans les commentaires que vous pourriez rédiger suite à cet article) : n’entrons pas dans ce jeu « truqué » : N’opposons pas la haine à la haine, la malveillance à la malveillance… Tout au contraire, résistons en cultivant pertinence des idées et bienveillance envers les personnes, en étant mesurés, équilibrés et désireux de vérité.

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